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Active tectonics and earthquake geology along the Pallatanga Fault, Central Andes of Ecuador


Baize S., Audin L., Alvarado A., Jomard H., Bablon M., Champenois J., Espin P., Samaniego P., Quidelleur X., Le Pennec J-L. (2020)
Frontiers in Earth Science, 8.
doi:10.3389/feart.2020.00193


Diapo-Article

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Résumé :

      Grâce à de nouvelles données géologiques et à l’analyse d’un Modèle Numérique de Terrain (MNT) de 4 m de résolution, nous présentons dans cet article une description détaillée et complète du segment de faille de Pallatanga, appartenant au système de failles crustales actives de Chingual-Cosanga-Pallatanga-Puna, en Équateur.
       Nous avons calculé de nouvelles vitesses de décrochement le long des failles et déterminé les paramètres de grands séismes (déplacement, récurrence...) le long d’un segment de faille de ∼100 km de long situé dans la Vallée Inter-Andine, dans la terminaison sud de l’arc volcanique. Ce segment de faille a un cisaillement dextre, et accomode le déplacement du "North Andean Sliver", bloc au NE du continent sud américain. L’analyse détaillée du MNT a permis de cartographier une série de linéaments à l’échelle régionale et le long de l’ensemble du système de failles. Des études de terrain sur des zones clés montrent des déviations de vallées, des collines alignées et allongées de sédiments tertiaires ou quaternaires, ainsi que des dépôts holocènes faillés, et même des ruptures co-sismiques préservées à certains endroits. De telles observations suggèrent que ces cicatrices dans le paysage témoignent de failles sismiques actives sur de longue durée (de l’Holocène aux temps historiques).
       L’ensemble de nos données confirment que de très grands séismes crustaux (M∼7,5) ont été générés le long du système de failles, probablement lors de ruptures à segments multiples. Cette conclusion est en accord avec les rapports de grands tremblements de terre historiques qui ont eu lieu en 1698, 1797 et 1949. Ces derniers se sont tous produits à proximité de la faille de Pallatanga, et ont profondément affecté les infrastructures et les populations. Enfin, de nouvelles datations d’échantillons de sols et de produits volcaniques nous permettent de montrer que le segment de faille de Pallatanga a un taux de cisaillement de ∼2 à 6 mm/an, en accord avec les données GPS de vitesses de déplacement régionales.



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