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Bablon M., Quidelleur X., Samaniego P., Le Pennec J-L., Lahitte P., Liorzou C., Bustillos J.E., Hidalgo S. (2018) Journal of Volcanology and Geothermal Research, v. 357, p. 378-398. doi:10.1016/j.jvolgeores.2018.05.007 |
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_____________ Résumé :
Cet article aborde l’histoire éruptive du Tungurahua, qui est un volcan actif situé dans la Cordillère Occidentale, au niveau de la terminaison sud de l’arc. Le volcan est entré en activité en 1999, et est resté actif jusqu’en mars 2016, au moment de notre mission sur le terrain. Cet édifice est donc particulièrement surveillé, et de nombreuses études se sont intéressées à sa structure interne, à la dynamique de ses éruptions, aux dégazages actuels, à la géochimie de ses produits éruptifs, et aux risques liés à son activité (e.g., Molina et al., 2005; Samaniego et al., 2008; Arellano et al., 2008; Samaniego et al., 2008; Kumagai et al., 2011; Hall et al., 2013; Bernard et al., 2014; Hidalgo et al., 2015). La première étude décrivant en détail les différentes unités constituant le volcan est celle de Hall et al. (1999). À partir de la géochimie des laves, de la morphologie de l’édifice et de la stratigraphie des dépôts, ils proposent que le Tungurahua se soit construit en trois étapes. Le Tungurahua I est un stratovolcan andésitique qui correspond à la moitié est de l’édifice actuel. Peu de données géochronologiques existent pour cet édifice, hormis deux âges K-Ar de 770 ± 5 et 350 ± 4 ka, réalisés sur roche totale (Barberi et al., 1988). Le flanc ouest de cet édifice s’effondre autour de 35 ka (Le Pennec et al., 2013), puis un nouvel édifice, le Tungurahua II se construit à l’intérieur de l’amphithéâtre d’effondrement. Peu de vestige de cet édifice sont présents actuellement, car son flanc ouest s’écroule une nouvelle fois il y a environ 3 ka (Hall et al., 1999; Le Pennec et al., 2013). L’édifice actuel correspond au Tungurahua III, dont les produits ont partiellement comblé l’amphithéâtre d’effondrement du Tungurahua II au cours des derniers 3 ka. L’activité du Tungurahua III est bien documentée grâce à de nombreuses déterminations d’âges par la méthode 14C (e.g., Hall et al., 1999; Le Pennec et al., 2006, 2008, 2013 et 2016), et notre étude s’est essentiellement focalisée sur l’activité des deux premiers édifices. |