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Bablon M., Quidelleur X., Samaniego P., Le Pennec J-L., Audin L., Baize S., Jomard H., Liorzou C., Hidalgo S, Alvarado A. (2019) Tectonophysics, v. 751, p. 54-72. doi:10.1016/j.tecto.2018.12.010 |
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_____________ Résumé :
Cet article présente une synthèse des données géochronologiques et géochimiques obtenues pour la terminaison sud de l’arc. L’histoire des édifices est très peu documentée, hormis celles du Chimborazo (e.g., Clapperton, 1990; Barba et al., 2008; Bernard et al., 2008; Samaniego et al., 2012) et du Tungurahua (e.g., Hall et al., 1999; Le Pennec et al., 2008; Bablon et al., 2018). Nous présentons les résultats de 25 nouveaux âges que nous avons obtenus pour le Sagoatoa, l’Igualata, le Huisla, le Mulmul, les cônes de Calpi, de Puñalica et de Licto, ainsi que quelques nouveaux âges du Carihuairazo et du Chimborazo. Nos nouveaux âges montrent que les produits des édifices de la terminaison sud de l’arc n’excèdent pas ∼600 ka, et que les volcans se sont principalement construits entre 300 et 100 ka. Ces âges contrastent avec les volcans de la moitié nord de l’arc, pour lesquels des âges supérieurs au million d’années ont été observés (e.g., Samaniego et al., 2005; Opdyke et al., 2006; Hidalgo, 2006; Robin et al., 2010; Alvarado et al., 2014), et suggèrent qu’il y a eu une migration du volcanisme vers le sud de l’arc au cours des derniers ∼600 ka. Nous proposons que cette migration soit le résultat d’une réorganisation récente du cadre géodynamique de l’équateur. La genèse des magmas de la terminaison sud de l’arc serait alors provoquée par la modification des conditions de pression et de température en profondeur, induite par le changement de la géométrie de la plaque plongeante lors de l’entrée en subduction de la ride de Carnegie et la zone de fracture de Grijalva. De plus, l’activation progressive des failles crustales majeures, qui accommodent l’augmentation du couplage entre les plaques, liée à l’entrée en subduction de la ride, faciliterait la remontée du magma. |